La Comtesse de Casablanca

 

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Le lecteur joyeux

 

Alors là les bras m'en tombent.Nous sommes là dans le livrede la décennie,voire du siècle.Plus encore c'est Le livre     ASUIVRE

27.8.06 17:48


Vrac de livres

     La Femme en vert Déjà dans la Cité des Jarres Arnaldur Indridason nous entraînait dans une Islande loin des clichés touristiques. Curieux comme ces hommes du nord(Mankell,Edwardson)savent nous dépayser avec des intrigues à la fois âpres et tendues, sans pittoresque facile. On a l'impression aussi de liens familiaux très forts entre certains personnages, des liens serrés à se rompre.

     Le polar du nord se porte bien. Qu'on se le dise et qu'on cesse en littérature française de se regarder le nombril. Dans la Femme en vert Indridason joue sur différentes époque sans que ces procédés de retour ne arrière n'alourdissent jamais l'acuité du récit. Partez vite pour cette Islande sans volcans, ni geysers, ni grand oiseaux d'Atlantique. La Vie silencieuse de Marianna Ucria

 

 

Très belle écriture que celle de Dacia Maraini, somptueuse, qui nous entraîne au coeur de la Sicile du XVIII° Siècle. Le destin d'une femme, murée depuis sa naissance dans un total mutisme qui saura prendre conscience et vivre pleinement dans une île pétrie d'archaïsmes et de préjugés. La lecture sera le révélateur de cette sensibilité à vif et Marianna Ucria, la jeune aristocrate, mariée à 13 ans, pas plus mal qu'une autre d'ailleurs, verra son existence virer de la monotonie à l'exaltation, annonçant la prise en charge par les femmes de leur avenir. Marianna n'est pas une suffragette,non,mais une héroïne dont le romantisme saura faire corps avec une volonté de fer pour bouleverser le monde à sa manière.

     Dacia Maraini,fille de la noblesse sicilienne a grandi près de Palerme,cette ville secrète et fascinante où se situe l'histoire de Marianna Ucria.

     Emmanuelle Laborit a incarné l'héroïne dans le film homonyme de Roberto Faenza en 97, La Vie silencieuse de Marianna Ucria.

30.4.06 19:02


Truffaut,troisième note


La peau douce fait bien partie des oeuvres majeures de Truffaut.On retrouve bien toute la sensibilité littéraire et romanesque du père d'Antoine Doinel avec ce drame "bourgeois";On parle souvent de drame paysan,de drame ouvrier.Un drame reste un drame.La progression de cette histoire d'adultère mène inexorablement à l'épilogue.Truffaut a fait de son héros un essayiste et l'on voit là encore l'influence de la littérature sur son univers.Jean Desailly,remarquable dans sa maturité d'homme éperdu puis perdu,est bouleversant de vérité.On a rarement peint la douleur du couple,puis du trio avec cette acuité qui nous concerne tous.Une petite touche d'humour est présente avec l'accueil de l'auteur à Reims et la déveine qui lui tombe dessus.A noter pour les passionnés deux scènes que Truffaut renouvellera:celle du tableau lors de la séparation qu'on retrouvera dans Domicile conjugal,également lors de la séparation d'Antoine et Christine,enfin celle du chat au petit déjeûner qu'on reverra dans la Nuit américaine.

7.8.05 22:50


Démodé,forcément démodé

Je vous parle d'un temps...Un temps où le grand succès de l'année au cinéma  nous offrait pêle-mêle le départ d'un train en gare de Deauville,un pilote soliloquant  derrière l'essuie-glace,un montage parallèle entre la couleur d'un tournage de cinéma et le noir et blanc d'une course automobile,une jolie samba oubliée de Pierre Barouh,les planches normandes en hiver,un chien qui court  sur la plage,l'hôtel,l'hôpital,la vie.


Bien sûr,c'est loin tout ça.Et ça n'est qu'une rencontre,un couple,elle et moi...Et puis Lelouch n'est plus guère de mise.Mais voilà,ce film,je ne l'avais jamais vu.Et je l'ai trouvé plutôt agréableLa midinette qui somnole en moi a droit à son roman-photo,non!


4.8.05 20:17


Vent du large

Embarquez-vous pour les îles avec ce bon vieux Robert Louis Stevenson dont les éditions Phébus nous proposent le Trafiquant d'épaves,à ma connaissance peu distribuéjusqu'alors.Il s'agit d'une vraie aventure,d'une quête,d'un roman d'apprentissage,de tout ce qui fait la saveur d'un grand écrivain.On y voyage du Paris de la bohême aux brumes d'Ecosse,de San Francisco à Hawaï,sur les traces de naufrageurs entourés d'avocats véreux et de politiciens vénaux.Cest aussi un livre sur l'art et l'argent,où l'on voit qu'un artiste besogneux peut être tenté par la muse bien matérielle de l'opium et de l'escroquerie.


Surtout on sent le souffle immense d'un auteur génial qui s'est frotté lui-même aux embruns et aux alizés,vaincu par la phtisie,non seulement père du Dr.Jekyll et de l'Ile au trésor(bien servis par le cinéma d'ailleurs,merci Victor Fleming),mais aussi de plein de nouvelles dont l'intégrale existe aussi chez Phébus.


4.8.05 09:28


Quintessence

Il y a dans cette fin de générique une bonne partie de tout le rêve de cinéma...Une simple planche et


toute l'histoire de l'ouest repart au galop.


N'ayez pas peur,je ne fais pas une crise suraigüe de nostalgie.


Je viens seulement d'apprendre à insérer une photo dans mon blog.Je suis encore  un pied tendre du côté de Blog City.


 

30.7.05 19:52


The ultimate Antoine Doinel

J' ai donc vu et revu la saga d'Antoine Doinel et on ne signalera jamais assez la fidélité de Truffaut à ses personnages dans cette réalisation à ma connaissance unique au monde:suivre en 5 films et vingt ans un héros de notre temps,subtil alliage de Truffaut,Léaud et...Doinel.


Truffaut est d'ailleurs en général un cinéaste de la fidélité:aux femmes(toutes les femmes),au polar(Irish,Goodis),aux enfants,aux livres,au cinéma.


On peut vraiment parler de l'oeuvre de Truffaut comme d'une oeuvre littéraire et c'est un compliment pour moi.Cohérence de l'écriture,logique imparable de l'évolution d'Antoine Doinel ,évolution dans l'instabilité certes,mais tellement sentimentale et imprégnée de l'idée de roman d'apprentissage et de journal intime.


L'interprétation de tous les rôles est parfaite,de Claire Maurier et Albert Rémy au début jusqu'à Dorothée(eh oui).Une mention pour la Tour Eiffel dans son propre rôle,très présente et pour des gens qu'on a peu vus au cinéma(Claude Véga,Daniel Boulanger).


A classer au patrimoine définitivement. 

29.7.05 18:07


Déprime

La déprime nous prend un peu à la lecture de ces fascinants polars nordiques  de plus en plus fréquents chez nos libraires,mais une déprime très fascinante et littéraire devant la qualité d'écriture de ces ouvrages.Je rappelle pour mémoire l'auteur le plus connu,Henning Mankell dont une dizaine de bouquins sont disponibles.Je viens de terminer Danse avec l'ange d'Ake Edwardson,enquête passionnante sur la fin du rêve scandinave,qui nous entraîne entre autres dans les ghettos jamaïquains de Londres et les boutiques de disques reggae.


Il y a aussi un auteur islandais au nom impossible:Arnaldur Indridason(la cité des Jarres).


A propos de déprime la Belgique a de quoi sombrer dans la neurasthénie si l'on s'en réfère au film Les convoyeurs attendent qui donne du pays une vision sinistrisssime,entre paris stupides,bières tristes et pigeons voyageant mélancoliques.

27.7.05 13:13


En dilettante

 


Vu la Dilettante de Pascal Thomas avec Catherine Frot.Cinéma jamais désagréable que celui de Pascal Thomas,léger,un peu évanescent.Mais une comédie de deux heures est toujours trop longue.Catherine Frot est excellente mais le film me paraît trop centré sur elle.A noter le très bon Bernard Verley en antiquaire juste un peu véreux et Odette Laure en aristo gouailleuse.

25.7.05 08:32


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